9. UJJĀYĪ Stade 5 – L’observation du souffle en posture assise.

9. UJJĀYĪ Stade 5 – L’observation du souffle en posture assise.

Ce stade préliminaire vous prépare à l’écoute de la respiration spontanée en posture assise.

Il est conseillé d’étudier le post n°8 pour vous initier à l’ajustement de l’assise, étape indispensable avant d’entreprendre le pranayama assis.

Dans cette étape de l’ujjayi nous allons apprendre à installer le JALANDHARA BANDHA.

Pour s’entrainer à cette technique, il est nécessaire de savoir certaines choses sur les bandhas.

Le mot bandha en sanskrit signifie : chaîne, ligature, emprisonnement ou capture. C’est aussi le nom donné à certaines postures dans lesquelles certains organes ou parties du corps sont serrés, contractés ou contrôlés.

C’est un peu comme pour produire de l’électricité, on utilise une source d’énergie, du fil, un transformateur, un conducteur, un interrupteur pour transporter le courant à un endroit précis.

Lors du pranayama le pratiquant fait circuler par les nadhis le prana dans tout le corps, en utilisant les bandhas pour que l’énergie ne se disperse pas et se dirige là ou c’est nécessaire.

Trois bandhas sont essentiels à la pratique du pranayama :
MULA, UDDIYANA, et JALANDHARA.
Ils facilitent la distribution de l’énergie et évite le dispersion.

1. Le premier bandha que le pratiquant étudie en pranayama c’ est le jalandhara.

JALA signifie filet, réseau de maille.

ADHARA le lieu, l’endroit, le siège.

La seule manière d’acquérir le positionnement correct de jalandhara bandha est de pratiquer auprès d’un enseignant qualifié et surtout de le répéter chez soi avec rigueur et discipline.

La méthode IYENGAR permet d’utiliser une vaste panoplie de supports, afin d’aiguiser de plus en plus les sensations de cette installation.

Pour ma part je pratique le pranayama depuis 17 ans, et plus régulièrement depuis 2 ans, or, ma rencontre avec la puissance des bandhas ne se révèle que depuis peu.

En fait je comprends à présent ce que signifie JAJA le réseau, le filet, ma sensation est que de mon diaphragme vocal s’étire un réseau qui rejoint les deux autres bandhas. Comme un tissage des chairs profondes accessible à partir de la gorge.

Comment installer JALANDHARA BANDHA ?

Rappelez vous du post de l’Ujjayi stade 1: pour apprivoiser les techniques de respirations , devenez intime avec 3 différentes manifestations du souffle, en mettant de côté les rétentions dont nous n’avons pas encore parlé.

  1. La respiration spontanée dite normale.
  2. La respiration un petit peu plus longue que la normale.
  3. La respiration longue lente profonde et contrôlée qui traverse le tronc du pubis jusqu’à la gorge sur les faces postérieures et antérieures de la colonne vertébrale.

Si vous n’avez pas encore expérimenté cela visiter le post Ujjayi stade 1.

INSTALLATION

Étape 1 : mains sur les genoux tête droite 🧘‍♀ respiration spontanée

Étape 2 : inspiration un peu plus longue que la normale placez les mains sur les cales

Étape 3 : en fin d’inspiration étirez la gorge menton vers le haut pour ouvrir l’espace de la gorge

Étape 4 : Expiration un peu plus longue que la normale descendez le menton dans le creux de la gorge.

Puis restez quelques cycles de respiration et remontez en respectant de relever la tête avant de replacer les mains sur les cuisses.

Une fois la gestuelle un peu plus familière, rester et observez la manifestation de la respiration spontanée.

Séance 7 – Ujjayi – Stade 5

8. L’Assise en swastikasana 🧘🏻

8. L’Assise en swastikasana 🧘🏻

Plusieurs manières de s’asseoir sont possibles pour la pratique du pranayama. J’ai choisi de vous transmettre le pranayama assis, en posture de swastikasana, puisque c’est comme cela que mon Maître me l’a enseigné.

L’aisance : Être à l’aise est la première actualisation de l’espace dans le corps, pour cela il est nécessaire de placer un ou plusieurs supports (par exemple un traversin plus des couvertures pliées élèvent et stabilisent l’assise) sous vos fesses afin que les cuisses, une fois les jambes croisées, s’alignent parallèles au sol et que la base de l’abdomen puisse se séparer de la racine des cuisses.

Une couverture roulée sous les chevilles améliore le confort des tibias, évite aussi que les fémurs descendent plus bas que les hanches. Les deux sangles initient à la compacité des hanches externes et aussi au retour des fémurs en direction des hanches. Les supports ne sont pas indispensables mais permettent un éveil de la colonne vertébrale beaucoup plus profond.

La largeur : À l’aide de vos mains, attrapez la chair des fesses et éloignez les l’une de l’autre. Aussitôt ressentez la base plus large et plus stable.

L’enracinement : Ancrez le coccyx dans le support et revenez sur le centre de vos ischions.

L’éveil de la colonne vertébrale : Utilisez l’ancrage du coccyx dans le sol pour donner la hauteur au sacrum et étirer l’ascension jusqu’au sommet du crâne. Créez de l’espace entre chaque corps vertébral.

La consécration : Une fois la forme de la pose installée, fermez les yeux, observer la respiration qui se diffuse dans la forme, et reliez vous à l’espace infini.

Visionnez l’installation de l’assise replacée dans son contexte philosophique via le lien suivant :

7. UJJĀYĪ Stade 4

7. UJJĀYĪ Stade 4

Ce stade préparatoire vous exerce à allonger la durée de chaque inspiration et de chaque expiration. Vous expérimentez l’art d’inspirer et d’expirer : profondément, lentement et calmement par les trajets de l’Ujjayi.

L’art de s’installer en savasana, précède le pranayama.

C’est la clef qui va ouvrir les portes de l’Ujjayi.

Plusieurs possibilités de positionnement du matériel aident l’ouverture des passages de l’Ujjayi : assurez vous que le support, quel qu’il soit, maintienne les côtes postérieures mais pas la zone lombaire.

Assurez vous que le support, quel qu’il soit, maintienne les côtes postérieures mais pas la zone lombaire.

Une fois la forme du savasana supporté installé, revisitez une dernière fois tous les ajustements nécessaires afin que la posture soit libérée de toutes tensions : physiques, organiques, mentales, et sensorielles, puis passez 2 à 3 minutes par le stade 1 (observation du souffle spontané), et lorsque tout est délivré, commencez !

Technique:

Videz la totalité de vos poumons, puis inspirez lentement, profondément, par le nez jusqu’à sentir la totalité des lobes des poumons totalement élargis et remplis. Une fois en haut sans créer de contraction dans les épaules et le visage, libérez l’air lentement, profondément, en observant le débit pour qu’il soit régulier, large, jusqu’à ce que les poumons soient totalement vidés.

Ceci constitue un cycle.

Avant d’enchaîner les cycles, il est préférable d’intercaler deux à trois respirations normales, puis reprenez ensuite un nouveau cycle d’ujjayi.

Le fait de revenir à des respirations spontanées entre chaque cycles, vous rends de plus en plus intime avec les différents souffles (spontanés, un peu plus longs que la normale, et profonds).

Mécaniquement, l’inspiration prend sa source dans l’espace externe, aux portes des narines, et se termine dans les poumons, là, où, l’expiration prend sa source, pour se terminer dans l’espace externe elle aussi aux portes des narines.

Lorsque vous pratiquez Ujjayi 4, la sensation de l’inspiration est comparable à celle d’une vague très large, lente, sonore et puissante inondant le corps du bas vers le haut, partant du pelvis, vers l’abdomen, puis la cage thoracique, la gorge, jusqu’aux clavicules.

La sensation de l’expiration est comparable à la vague, qui cette fois se retire en faisant avec la même largeur, profondeur et puissance, le trajet inverse en vidangeant les cavités remplies par l’inspire.

Séance 6 – Ujjayi – Stade 4

6. UJJĀYĪ Stade 3

6. UJJĀYĪ Stade 3

Ce stade préliminaire vous apprendra l’art de l’inspiration Puraka et vous exercera à augmenter la longueur de celle-ci.


Ce stade préliminaire vous apprendra l’art de l’inspiration Puraka et vous exercera à augmenter la longueur de celle-ci.

Jusqu’au stade 5 de l’approche de l’Ujjāyī vous serez en position du savasana, allongé sur le dos.

Vous avez expérimenté dans le stade 2 précédent l’art de maîtriser l’expiration, lente, profonde, et contrôlée qui se diffusait du haut vers le bas dans les 5 vallées du souffle UJJAYI.

Pour avancer vers le stade 3, vous allez accompagner l’inspiration plus longtemps, plus profondément jusque dans la gorge, les clavicules et les aisselles son terminal.

L’attention ne sera portée que sur l’air qui entre par le nez. Pour cette étape vous utiliserez la respiration un petit peu plus longue que la normale pour expirer, et la respiration longue, lente, profonde et controlée jusque dans région claviculaire.

Dans la pratique du pranayama selon la méthode IYENGAR, il est conseillé de passer du temps à expérimenter une étape avant de s’aventurer dans le stade suivant. Cela peut paraitre ennuyeux pour certain d’écouter le souffle spontané, mais sans cette intimité avec le premier stade, l’essence du pranayama ne peux être reconnue.

Le pranayama n’est pas une technique, c’est une célébration , c’est une grâce, qui s’offre à celui qui s’émerveille de la manifestation du souffle qui apparait et disparait à chaque instant.

🔈 Laissez-vous guider dans l’audio suivant :

Séance 5 – Ujjayi – Stade 3

5. UJJĀYĪ Stade 2

5. UJJĀYĪ Stade 2

Ce stade préliminaire vous apprendra l’art de l’expiration Rechaka et vous exercera à augmenter la longueur de celle-ci.

Ce stade préliminaire vous apprendra l’art de l’expiration Rechaka et vous exercera à augmenter la longueur de celle-ci.

Jusqu’au stade 5 de l’approche de l’Ujjāyī vous serez en position du savasana, allongé sur le dos.

Vous avez expérimenté dans le stade précédent le souffle qui se manifestait sans aucun effort à la racine du nombril, mais aussi les 5 vallées ou s’engagera graduellement le souffle UJJAYI.

Pour avancer vers le stade 2 vous allez accompagner l’expiration plus longtemps, plus profondément jusque dans le bas ventre et vous donner au terminal de l’expire dans cette zone.

L’attention ne sera portée que sur l’air qui sort par le nez. Pour cette étape vous utiliserez la respiration un petit peu plus longue que la normale pour inspirer, et la respiration longue, lente, profonde et controlée jusque dans le bas ventre pour expirer.

Dans la pratique du pranayama selon la méthode IYENGAR, il est conseillé de passer du temps à expérimenter une étape avant de s’aventurer dans le stade suivant. Cela peut paraître ennuyeux pour certains d’écouter le souffle spontané, mais sans cette intimité avec le premier stade, l’essence du pranayama ne peut être reconnue.

Le pranayama n’est pas une technique, c’est une célébration , c’est une grâce, qui s’offre à celui qui s’émerveille de la manifestation du souffle qui apparait et disparait à chaque instant.

🔈 Laissez-vous guider dans l’audio suivant :

Séance 4 – UJJĀYĪ Stade 2